Le choix ~ Chapitre 3

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Angélique ouvrit les yeux. Elle fixa le plafond et se demanda pendant quelques instants où elle se trouvait. La panique la prit jusqu’à ce qu’elle se souvienne des évènements de la veille. Elle remonta la couverture jusqu’à son cou et tourna la tête vers la fenêtre. Il faisant grand jour dehors. Petit à petit, elle entendit aussi divers bruits venant de la maison.

En quelques instants, les souvenirs défilèrent de la journée de la veille. Sa fuite mais surtout sa rencontre avec ces hommes qui dès leur rencontre avait fait chavirer tous ses sens. Ce qu’elle ne comprenait pas c’est que les trois hommes l’attiraient sans distinction.

Gabriel n’était pas resté longtemps, il est vrai mais elle avait immédiatement senti l’alpha. Elle avait chaviré rien qu’en sentant son odeur et son autorité. Cela l’attirait tout en lui faisant peur. Elle savait instinctivement qu’avec lui ce serait tout ou rien, sans demi mesures.

Emmanuel l’avait embrassé comme aucun homme avant lui. Elle comprenait maintenant qu’elle avait été à deux doigts de perdre tout contrôle et de se jeter sur lui afin qu’il la pénètre. A ce moment là, rien ne comptait plus.

Et que dire de Marc. Tendre Marc qui lui donnait envie de se blottir contre lui, de s’accrocher à lui comme une huitre sur son rocher.

Elle soupira et décida qu’il était temps de se lever et d’affronter cette nouvelle journée loin de chez elle. Non pas qu’elle n’était pas reconnaissante à Gabriel et à ses frères, loin de là. Elle aurait franchement pu tomber bien plus mal et coucher dehors dans le froid. Quelle horreur!

Elle prit la direction de la salle de bain, trouva une brosse à dent sur le coin de l’évier encore emballée et assuma qu’on l’avait déposée à son attention. Elle s’en servit, alla à la toilette et prit sa douche. Elle s’essuya et soupira en pensant qu’elle n’avait toujours pas de vêtements propres qui l’attendaient. Elle remit donc le peignoir de la veille. Elle prit la direction de la cuisine où une bonne odeur de toast grillé, de bacon, d’omelette et de café se dégageait.

-Bonjour Beauté, dit Em assit à la table buvant son café d’une main et mangeant un toast de l’autre.

-Bonjour, dit timidement Angélique.

Après ce qui s’était passé la veille, elle était un peu confuse de comment réagir.

-Bonjour ma chérie, dit Marc en tournant la tête vers elle, devant la cuisinière en train de remuer le bacon d’un côté et les œufs de l’autre.

-Bonjour, répondit Angélique en rougissant un peu. Les mots doux lui firent rater quelques battements de cœur.

Elle s’assit à la table et regarda Marc travailler tout en jetant des coups d’œil en coin à Em. Ces petits noms qu’ils lui donnaient étaient vraiment perturbants. Marc prit un plat, mit des morceaux de papier absorbants et posa le bacon dessus pour absorber la graisse puis il ajouta les œufs brouillés. Il s’assura que tous les feux soient éteints, pris l’assiette et se dirigea vers elle. Il posa l’assiette, leva Angélique, s’assit et la posa sur ses genoux.

-euh… je peux manger assise sur une chaise, s’exclama Angélique

-je sais mais avoir une jolie femme sur mes genoux dès le matin me mets de bonne humeur! dit Marc,

-oh! parce que c’est une coutume? dit Angélique essayant de se dégager. Une petite pointe de jalousie lui serra le cœur.

-je plaisante voyons! Arrêtes de te tortiller sinon dans quelques minutes je ne réponds plus de rien! dit Marc en resserrant son bras autour de la taille d’Angélique.

Angélique se figea. Elle sentit sous ses fesses une grosseur qui visiblement essayait de se coincer à l’intérieur de sa raie des fesses. Pas désagréable en fait mais était-elle prête à aller plus loin? Angélique prit un grand respire et soupira. Non. Elle n’était pas prête.

Em, entre-temps avait fini son toast et les regardait tous les deux avec un demi sourire en coin.

-Tu peux venir sur mes genoux te tortiller si tu préfères dit Em.

-euh… non cela ira, merci. répondit Angélique

Marc prit une moitié de toast et le dirigea vers la bouche d’Angélique.

-je peux aussi manger toute seule! grommela Angélique

-probablement mais te donner à manger de ma main en plus c’est encore mieux! dit Marc.

Angélique soupira à nouveau et ouvrit la bouche, croqua un morceau de toast et quelques minutes plus tard avala tout son déjeuner de la même façon.

Marc sentit qu’il fallait l’apprivoiser et il engagea une conversation avec Em sur un travail à réparer dans la maison. Il avait besoin de la sentir proche après s’être tourné de tous les bords cette nuit dans son lit, s’empêchant de courir la rejoindre dans sa chambre. Emmanuel était rentré tôt le matin.

Elle prit la tasse de café sur la table et commença à boire. Tout à coup, le bras qui lui entourait sa taille, descendit jusque sur sa cuisse et elle sentit sa main écarter les pans du peignoir. Elle sursauta et faillit renverser sa tasse.

Marc continua à parler à son frère comme si de rien n’était. Angélique se figea. La main de Marc prit la direction de l’intérieur de ses cuisses, tout doucement, son pouce faisant des petites rotations en même temps. Angélique frissonna. Elle avait envie de se lever mais Em verrait tout de suite que son peignoir était grand ouvert et elle ne saurait plus où se mettre. Et puis ce que faisait Marc était tellement bon.

Marc sentit Angélique se détendre. Marc fit un clin d’œil à son frère et continua à parler comme si de rien était. Sa main remonta jusqu’à son intimité et il commença à remuer son pouce de gauche à droite. Il sentit l’humidité d’Angélique se prononcer. Il pressa son index et son majeur dans son vagin et commença à faire un va et vient. Angélique perdit son équilibre et s’effondra sur sa poitrine en poussant un petit gémissement.

Em s’arrêta de parler. Angélique perdue dans un état de béatitude ne s’en rendit pas compte. Elle ferma les yeux. Tout à coup, elle sentit quelque chose d’humide remonter à l’intérieur de sa cuisse droite. Elle ouvrit les yeux et vit Em en dessous d’elle sous la table, lui lécher sa cuisse et la mordiller en même temps.

-Laisses toi aller. Tu es tellement belle. Nous voulons juste te donner du plaisir.

Angélique était déjà trop partie pour reculer et jouer la fille effarouchée. Elle hocha sa tête pour acquiescer.

Em écarta ses jambes tandis que Marc recula et la positionna plus confortablement devant lui pour que tous les deux aient accès à son entre-jambes. Il lui écarta les jambes et toute son intimité fut exposée.

Marc enleva ses doigts et se mit à jouer avec son clitoris, puis avec son autre main, il écarta le peignoir et joua avec sa poitrine. Ses mamelons étaient durs comme des billes.

Em ouvrit la bouche et suça ses lèvres intimes, puis il fit plusieurs aller-retour de haut en bas avec sa langue, changeant le rythme en mettant sa langue dans son vagin. Il mima avec sa langue l’acte de pénétration.

Tout à coup, elle sentit un doigt autour de son anus.

-Veux tu que je continue? demanda Em

-Oui, souffla Angélique

Em mouilla son index et commença à pénétrer doucement son anus tout en mordillant ses lèvres à nouveau.

Marc continua à jouer avec son clitoris en bougeant de tous les côtés, en le coinçant entre deux doigts.

Angélique perdit tout control.

-s’il vous plait…

Ni Em, ni Marc répondirent.

Marc commença à mordiller le creux de son cou.

Et ce fut tout à coup le précipice. Angélique bascula, sa vision se brouilla et elle se mit à crier son orgasme.

Em et Marc continuèrent pendant quelques instants au même rythme, jusqu’à ce que le dernier spasme s’arrête.

Angélique bascula sa tête en arrière et retira ses mains des cheveux d’Em qu’elle avait pris en jouissant.

Em se redressa, le visage humide de sa jouissance. Il passa la main sur son visage et se lécha les doigts.

-mmm si bon, dit-il.

Marc retira lui aussi sa main de son entre-jambes et les remonta à sa bouche.

-Définitivement bon, continua-t-il

Angélique commença à retrouver ses sens et murmura:

-Pour moi c’était encore meilleur!

Em et Marc éclatèrent de rire.

Em se releva, tandis que Marc fit passer sa jambe droite pour l’assoir de côté sur ses genoux pour l’embrasser passionnément.

Em écarta complètement son peignoir et caressa ses seins en grognant légèrement.

Angélique sursauta au grognement.

-Il adore tes seins, dit Marc en se levant.

Angélique qui pourtant n’avait jamais été prude de sa vie, se sentit envahie d’une brusque timidité. Faire fasse à un seul homme, aucun problème. Deux? Elle ne connaissait pas les règles et se sentit dépassée par les évènements.

-Ne t’inquiète pas. Tu peux décider de tout stopper mais si tu décides de nous faire confiance, nous te promettons de faire attention à toi.

Angélique ferma les yeux et quand elle les rouvrit, Em et Marc virent qu’elle avait pris sa décision.

Elle se dégagea des genoux de Marc, se leva et se retourna pour les regarder, l’un après l’autre.

Elle tendit a chacun une main qui s’empressèrent de la prendre. Elle recula doucement.

-Je ne suis pas sûre d’être prête à faire l’amour à deux hommes en même temps mais on ne m’a jamais accusé d’être égoïste! Baissez vos pantalons!

Marc faillit jouir immédiatement en entendant sa demande. Em serra son pénis et ses testicules très fort pour garder le peu de contrôle qu’il avait de ne pas la pousser sur la table, lui écarter les jambes et la pénétrer.

Ils réagirent en un clin d’œil. Marc se leva et baissa son pantalon de jogging, imitant son frère.

Angélique lâcha leurs mains et se mit à genoux devant eux. Une main sur chaque cuisse, elle approcha sa tête pour humer le membre de Marc, puis celui d’Em. Avec sa joue, elle fit plusieurs mouvements de caresses en léchant de temps en temps soit le membre, soit les testicules.

Marc mit sa main droite dans ses cheveux et sa main gauche serra la table derrière lui.

-Bébé…

Em mit sa main sur son épaule et imita son frère en mettant son autre main sur la table également.

Elle étudia ses superbes pénis. Tous les deux quasiment identiques. Parfait! ni trop longs, ni trop courts, ni trop larges, ni trop velus, lisses à l’exception de la veine en dessous. Les testicules étaient déjà rondes, pleines et remontées. Elle savait qu’ils étaient très excités. Cela tombait bien, elle aussi!

-J’ai faim, dit-elle en remontant les yeux vers Marc, puis Em.

Elle vit deux hommes affamés avec les dents serrées qui visiblement essayaient de se contrôler. Cela la rassura. Si ils étaient si excités mais ne lui sautait pas dessus, c’était bon signe. Elle pourrait garder le contrôle de la situation, quoique le voulait-elle vraiment?

Elle baissa la tête vers Em, sortit sa langue et la mit dans la fente de son pénis en bougeant doucement sa langue. Elle prit le bout de son pénis dans sa bouche et suça doucement.

Em sursauta violement.

Elle fit la même chose avec Marc qui eut la même réaction.

Puis elle reprit le pénis d’Em et le mit dans sa bouche en variant le tempo et en allant plus profond dans sa gorge à chaque fois. Dès qu’elle sentit le pénis bouger dans sa bouche, elle arrêta et mima les mêmes actions avec Marc. Que c’était enivrant de sentir tant de pouvoir, de pouvoir contrôler ces deux hommes magnifiques.

-Chérie… dit Em en serrant les dents. Je vais exploser bientôt.

Angélique prit alors le membre d’Em, leva les yeux vers lui en même temps et enfonça son membre jusqu’au fond de sa gorge en détendant ses muscles, respirant par le nez pour éviter d’étouffer. Elle bavait mais savait que sa salive facilitait la poussée jusqu’au fond de sa gorge. Elle se mit à déglutir et à humer sa satisfaction sachant que la réverbération enclencherait sa jouissance. Ce qu’il fit en hurlant.

Jets après jets, il remplit sa bouche qu’elle avala en partie.

Quand il eut son dernier soubresaut de jouissance, il lui caressa la joue, la fixa intensément.

-Merci, lui dit-il.

Em laissa la place à son frère et se recula un peu.

Marc était à l’agonie. Voir Angélique avaler le pénis de son frère, la voir prendre autant de plaisir à le faire. Il avait la main serrée sur son pénis pour l’empêcher de jouir.

Angélique se tourna vers lui et desserra ses doigts.

-Pauvre lui. Tu vas lui faire mal!

Marc émit un son mi-amusement ni-grognement, tandis qu’Em éclata de rire.

Elle se mit à lui lécher et gober les testicules sachant que tous les hommes adoraient cela. Elle les prit une par une dans a bouche, laissant sa salive les mouiller. Puis elle les prit dans sa main tout en prenant le pénis de l’autre et mélangea les léchages, sucions et mordillages. Quand elle sentit ses testicules sous ses doigts, elle engouffra son pénis d’une seule fois jusqu’au fond de sa gorge.

Marc renversa ta tête en arrière, hurla tout en se vidant dans sa bouche. La aussi elle ne put tout avaler mais elle fit de son mieux. Une fois terminé, elle le lécha doucement pour avaler tout ce qui avait ressortit de sa bouche.

Elle recula, resta accroupie tout en posant ses mains sur leurs cuisses pour garder sa position.

– wow, dit Marc

– ditto, dit Em

– pas pire, dit Angélique

-Comment cela pas pire? Fantastique, génial, incroyable, répondit Marc tout en la relevant et lui chatouillant les côtes.

Angélique se mit à rire.

-Je plaisantais.  Nonnnnnnnnnn pas de chatouilles!!!

Elle prit ses jambes à son coup et partit en courant vers sa chambre, ouvrit la porte et faillit tomber en arrière en se heurtant à un mur.

-aye!

Deux mains la rattrapèrent in extemis. Elle leva les yeux vers un homme et comprit que c’était le quatrième frère, Stephane.

Angélique se figea dans ses bras.

-Salut frérot! dit Marc derrière elle.

Stéphane continua à la fixer.

-C’est qui elle? Et pourquoi son odeur est partout dans ma chambre? Est-ce qu’on avait pas un pacte de ne pas amener de femmes ici?

Wow. Tu parles d’un accueil, pensa-t-elle.

-Son nom est Angélique et je te prierais d’être un peu plus aimable avec notre invitée.

Emmanuel insista sur le mot “invitée” et tout de suite Angélique se sentit déplacée et une folle envie de quitter la cabane.

Marc fit lâcher les bras de Stéphane et la prit dans ses bras.

-Ne fais pas attention à lui. Stéphane a l’air de mordre mais une fois qu’il aura respiré par le nez, il va se calmer.

Marc fixa Stéphane dans les yeux en disant cela et vit une étincelle dans ses yeux quand son frère finalement respira un grand coup et compris qui était Angélique.

-non! dit Stéphane

-oui! répondirent Marc et Emmanuel en même temps.

Stéphane hocha la tête de gauche à droite. Il tourna les talons et claqua la porte au nez des trois qui restèrent figés sur place dans le couloir.

-bon… et bien… je crois que… Angélique fit un pas en arrière de Marc. Ou sont mes vêtements?

-Ils sèchent devant le feu. Je vais les chercher. Ils doivent être secs maintenant. Par contre, je vais te prêter un pull, j’ai peur que celui que tu portais hier soit immettable.

-ah. merci. dit-elle en baissant la tête, toujours gênée.

Emmanuel écoutait la conversation mais elle sentait qu’il rongeait son frein et n’avait pas du tout apprécié l’attitude de Stéphane.

Tous les trois se séparèrent, elle dans la salle de bain, Marc dans le salon et Emmanuel dans la cuisine.

****

Stéphane ne pouvait pas y croire. Leur élue, ici? Elle était là, dans leur cabane, à quelques pas.

Il savait qu’il avait été un vrai salaud. Mais son odeur lui avait tellement retourné les trippes quand il avait mis les pieds dans sa chambre qu’il n’avait même pas pensé à comprendre le pourquoi. Il avait juste réagit d’instinct. En fait, le calme qu’il avait finalement retrouvé après sa longue chevauchée dans la forêt pendant des jours, était parti en fumée dès qu’il l’avait vue.

Il traversa sa chambre, s’assit sur son lit et pris sa tête dans ses mains en les passant sur son visage et ses cheveux courts.

Il savait que son instinct le pousserait à la posséder. C’était inévitable. Il avait vu une fois un garou refuser la femme qui lui était destiné et il avait vu, jour après jour, combien c’était inutile. A la fin, il avait presque violé sa compagne si ce n’est qu’elle était dans le même état de manque que lui. Cela avait été bestial et les deux avaient copulé dans les bois sous leurs formes animales. La meute les avait laissés tranquille mais personne n’avait oublié les hurlements et la violence de l’accouplement.

Stéphane n’était pas encore remis de son séjour à l’armée. Ce qu’il avait vécu là-bas avait failli le détruire. Il avait pensé suicide. Il avait pensé vengeance. A la fin, il avait essayé de ne plus penser du tout pour oublier sachant très bien que cela ne serait jamais possible.

Il avait été violé.

Et cela, il n’en avait parlé à personne. C’était son secret. Sa honte.

Cela faisait cinq ans. Il allait mieux. Il faisait moins de cauchemars. Disons plutôt qu’il se réveillait moins souvent en sueur et en hurlant.

Il avait été fait prisonnier et avait été torturé en compagnie de plusieurs de ses compagnons d’armes. Des hommes, mais aussi des femmes. Les femmes n’avaient pas survécu. Les hommes, il en restait deux. Quatorze femmes et hommes. Tous si fiers de représenter leur pays, leurs valeurs. Tous partis pour libérer un peuple soumis aux mains de bourreaux, de barbares qui donnaient des armes à des enfants de dix ans et les envoyaient à la boucherie, tandis que les monstres restaient en arrière à les manipuler au nom de Dieu. Dieu, n’a jamais demandé de tuer, de torturer et de violer. Mais quand un enfant, une femme ou un homme est endoctriné au nom de ce qui est le plus sacré, Dieu, alors le bien et le mal n’existe plus. Il y a eux et il y a nous. Les bons et les mauvais. Et les mauvais, il faut les tuer mais pas rapidement, oh que non. Lentement, pour bien montrer l’exemple, pour se venger des frères et sœurs assassinés.

Comment oublier les coups de bâtons, le fouet dans le dos, le couteau qui faisait saigner, les brûlures… et la faim, la soif, la peur, l’espoir qu’on va sortir de là et le désespoir quand après des semaines aucun secours n’arrive.

Cinq ans après et il n’avait rien oublié. Mais il avait appris à revivre parmi les siens. Il n’avait jamais pu se transformer. Et c’est cela qui le faisait le plus souffrir. Pendant tout ce temps, il avait été enchaîné, bras écartelés, face au mur, pissant et chiant sur lui, pire qu’un animal.

Stéphane avait été surpris avec son bataillon et fait prisonnier pendant six mois. Six mois où il avait cru devenir fou, fou de douleur et fou mentalement. Le viol avait eu lieu la dernière semaine, juste avant sa libération par ses compatriotes. Il était l’ombre de lui-même.

Il avait fallu plus d’une année de réhabilitation pour retrouver sa forme physique. Trois mois après son retour, il avait enfin pu se transformer en lion et à partir de là, il avait commencé à guérir.

Stéphane soupira. Son passé n’excusait pas son attitude. Il devait s’excuser.

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CHAPITRE 4

2 responses »

  1. Darla Lee says:

    Please tell me that the story will continue and finished. So far, so good.

    Liked by 1 person

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